J’ai toujours aimé donner mon avis sur les choses que j’aime,
même celles que je n’aime pas d’ailleurs. Et depuis le temps que je m’intéresse
à la BD j’ai toujours eu l’envie de faire des critiques qui me tiquait. Alors
je me lance. Je vous préviens de suite, je suis loin d’être un expert, je roule
ma bosse dans le milieu en lisant régulièrement des Albums mais vous n’aurez
ici qu’un avis critique de lecteur, de plus je ne suis pas expert non plus dans
l’art de la plume (ou plutôt du clavier), mais j’espère que cela vous plaira
tout de même !
Sur ce, commençons ! Aujourd’hui : le tome 8 des Notes de Boulet, les 24
heures.
Boulet
est un auteur que j’apprécie énormément, déjà petit quand je lisais Tchô je lisais du boulet sans même m’en
rendre compte – en effet quand on est
gosse on sait vaguement que quelqu’un dessine les BD mais quand à savoir qui
sait ça en général on s’en tape le coquillard – Et c’est depuis maintenant
3-4 ans que je reconnais qui il est et que mes souvenirs du Mia et de la Rubrique
Scientifique ont un créateur que je reconnais. Et depuis lors je n’ai de
cesse de suivre avec assiduité chaque sortie de ses Notes, mais j’avoue qu’avec
le temps, je lis que très peu régulièrement son blog.
Et
nous voilà donc rendu au tome 8 où Boulet nous parle via son avatar dessiné des
24H de la BD. Evènement important
maintenant si il en est, lancé en France par Trondheim il y a quelques année et par-delà l’Atlantique par Scott McCloud. Le principe de ces 24H,
pour ceux qui ne connaîtrait pas, est simple. Juste avant l’ouverture du
festival de la BD d’Angoulême les
auteurs se réunissent, Trondheim lance un thème avec une contrainte et dans la plupart
des cas sauf exception les dessinateurs ont 24H pour réaliser 22 planches plus
une couverture et un dos. Autant dire que cela ne plaisante pas et nous en
avons un témoignage dans ce tome 8 des Notes où Boulet en profite pour nous
expliquer, un peu à la façon de Scott McCloud d’ailleurs, les tenants et
aboutissants d’un tel défis, mais aussi ses habitudes, ce qu’il a découvert sur
son travail d’auteur, mais bien évidemment aussi ses craintes et ses théories
habituelles que l’on retrouve dans ses autres tomes.
Mais
la surprise de ce tome 8 est surtout la présence de 7 histoires faites durant
les précédentes 24H de la BD. Chacune entrecoupées du fil rouge commun coutumier
des Notes de Boulet et amenant naturellement à chaque nouvelles histoires
suivant le thème imposé. Ces 7 petites histoires sont, personnellement, très
bien fichu. C’est fascinant de voir ce que Boulet a su faire en un laps de
temps si court, que ce soit en dessin comme en scénario. Car en effet trouver
en moins d’une heure une histoire et comment la développer en 22 planches et
ceux en moins de 24H c’est vraiment du sport, c’est, je trouve, le genre d’expérience
qui te prend aux tripes et fait réfléchir sur ses propres qualités d’auteur,
ses envies, mais surtout de savoir jusqu’où on peut aller.
Mais revenons sur les 7 petites histoires, comme d’habitudes
chacune d’elles traite des rapports humains, sont complètement fictionnelles et
flirts pour pas mal d’entre elles de très près avec le fantastique. On se
laisse complètement emporter par la mini trame scénaristique et les
personnages. Le style ‘’petit trait’’ (ça donne du volume), que personnellement
j’affectionne beaucoup, fonctionne toujours autant, les ambiances sont bien
menées et je suis toujours impressionné par ses cadrages, tout simple mais
servant à merveille ses histoires.
Personnellement mes deux chouchoutes sont Boule de neige et Le Ténébreux. Qui sont des preuves flagrantes de ce que j’aime chez
Boulet : sa manière de jouer avec des choses simples et d’en faire une
histoire fantastique qui fonctionne tout en étant délirante. Un serial lanceur
de boules de neige et un type qui est l’incarnation même de la ténébritude au
point de faire apparaître des textes off ! Le truc de dingue quoi !
Maintenant parlons de ce qui se passe entre les histoires. Comme
je le disais plus haut chaque histoire est introduit par le fil rouge du tome,
Boulet nous y parles tour à tour d’un trait caractéristique d’auteur de BD, la
manière de gérer son temps, le fait qu’être libre de dessiner ce qu’on veut ne
sert pas forcément l’imagination, au contraire ou encore les clichés graphiques
comme le fait de dessiner un téléphone à cadran alors qu’on est né en plein
période des téléphones sans fil et qui nous vient simplement de notre mémoire
visuelle par exemple. Chaque sujet
abordé découle naturellement sur un thème imposé lors des 24H suivante et
mettant très souvent notre auteur dans les soucis.
En bref, ce tome 8 fait bien plaisir, on se prend dans
les récits, dans les délires et ce que j’ai vraiment aimé avec celui-ci c’est
qu’il donne réellement envie de créer des histoires. De se lancer complètement.
Et même pour moi de tenter les 24H un jour. Donc je ne peux que vous conseiller
grandement ce tome 8 comme tous les autres tomes avant* et si vous n’avez pas
les moyens, allez sur le blog ! Vous ne le regretterez pas.
*Pas cher.
Et comme d’habitude on finit en chansons !
BYE NEEEEEEEEEEEE /o/
1 commentaires:
Bonne idée, ces critiques, et ça nous oblige à avoir un peu plus d'objectivité sur ce qu'on lit ;)
Perso, j'ai découvert Boulet il y a 2 ou 3 ans, et je suis absolument fan de son travail, et je le considère comme ce qu'on peut appeler un "génie" dans son domaine (comme Alexandre Astier ou François Descraques, je trouve). Il suffit de voir sa note sur le "monde de pixel" avec Stephen Hawking pour s'en convaincre
Cette compilation des 24h de la BD est effectivement un bon condensé de son talent, et j'ai personnellement une préférence pour Le Diner de famille, et Le voyage dans le temps (c'est pas les noms exactes, mais bon x) ).
A lire et relire sans problème :)
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